C’est avec cette expression que Borges définissait le tango argentin qu’il n’aimait pas.
Pourtant vers la fin de sa vie, cette expression prend un autre sens alors liée à la mythologie fantastique de son oeuvre. Alors les reptiles de Lupanar sont bien sûr Los Portenhos qui dans l’ivresse traversaient les maisons malfamées de Buenos Aires en cherchant entre les seins de leur maîtresses des souvenirs d’un paradis révolus. Ils sont aussi ces animaux entre deux matières qui se déplacent à travers les gouttières et les miroirs des prostituées avec des mouvements tantôt lents tantôt rapides et qui dans leurs désirs suspendent l’envie au maximum pour repartir avec une détermination farouche.
La pièce parle à travers du tango et la danse contemporaine de ces états de suspension où le désir demeure latent constamment.
Avec les musiciens, les danseurs brodent à travers leurs entrelacements de jambes l’histoire de ces reptiles de Borges.
Conception: Claudio Bernardo
Chorégraphie: Claudio Bernardo et Diego Ocampo
Interprétation: Valeria Ardito Coma, Andrea Ardito, Diego Ocampo et Claudio Bernardo
avec la participation exceptionnelle des élèves du cours de tango argentin donné à la Machine à Eau.
Une production d’As Palavras – Cie Claudio Bernardo en résidence avec le Centre Culturel de la région de Mons en co-production avec le Centre Dramatique Hainuyer et avec l’aide du Ministère de la Communauté Française Wallonie-Bruxelles et de la Loterie Nationale